expérience en Lot-en-Garonne

Le site internet dédié aux moulins de Lot-en-Garonne contient beaucoup d’information d’intérêt pour l’association du Moulin de Sachas

Restauration d’un moulin : la démarche

Se lancer dans un projet de restauration est une vaste et passionnante aventure, qui nécessite la définition d’un véritable plan d’action.
Avant tout, il s’agit de bien s’entendre sur les mots. « Restaurer », c’est tenter de restituer le bâtiment tel, ou plutôt au plus près, de ce qu’il était. Comme bien souvent les bâtiments ont connu des étapes successives d’aménagement, on parle rarement d’un retour à l’état d’origine, mais plutôt d’un retour au dernier état connu avant qu’un abandon, des transformations, des dégradations etc. ne soient éventuellement venus défigurer le bâtiment.
Des recherches doivent être mises en œuvre :

  • La recherche documentaire et historique. Elle s’appuiera notamment sur une recherche archivistique (voir sur ce site les moulins dans tous leurs états/précis de recherche) qui permettra de dater la construction, d’approcher l’histoire du bâtiment, d’apprendre à quoi il était destiné et quelles transformations il a pu ou dû subir pour s’adapter aux possibles reconversions industrielles.
  • L’analyse architecturale des éléments composant le moulin : quel est le corps principal ? Comment est-il organisé (salle des meules, habitation du meunier, stockage du grain…). A-t-il subi des transformations comme la création d’ouvertures, l’augmentation du volume, l’ajout d’un étage, une extension… ? Existe-t-il des dépendances ? A quoi servaient-elles ? Sont-elles contemporaines du bâtiment principal ? Autant de questions qui permettent de mieux comprendre l’organisation de l’espace et de mesurer le caractère industriel de ce type de patrimoine. Graffitis, marques archéologiques, traces d’usure sont aussi à repérer et éventuellement à conserver.
  • Le projet de restauration. Dès lors que chaque élément existant, voire disparu, a retrouvé sa place dans l’histoire du lieu, les options en matière de conservation deviennent possibles et on choisira d’ouvrir une ancienne porte murée plutôt que de créer une nouvelle ouverture ou de démolir un appentis de construction récente pour redonner du sens au bâtiment.

Les projets stricts de remise en état de fonctionnement des moulins sont rares et font exception. Le plus souvent la restauration doit s’adapter aux nécessités de réutilisation. Il s’agit donc de trouver un compromis entre ses besoins et les caractéristiques patrimoniales du bâtiment en ménageant la cohérence et l’histoire de l’architecture. Pour réussir, les choix architecturaux doivent toujours être motivés par la  » restauration  » et pas, ou pas seulement, par la recherche d’une meilleure habitabilité.

Dès lors, l’avis d’un architecte peut être sollicité ; le recours à un professionnel ayant une bonne connaissance du bâti ancien est en effet une garantie pour la réussite du projet.

  • L’intervention d’artisans qualifiés et expérimentés. Cette opération doit tenir compte de tous les éléments existants qui peuvent être réutilisés : pierres, tuiles, éléments de la charpente, portes, dallage etc. Il faut proscrire le « tout neuf » et préférer le réemploi de tout ce qui peut être conservé, quitte à compléter tuiles, chevrons, enduits et autres pierres d’encadrement d’ouverture par des éléments nouveaux mais toujours au plus près des matériaux à remplacer. Ainsi, on choisira des tuiles anciennes ou vieillies en complément des tuiles qui pourront être réutilisées, des pierres de récupération ou des pierres neuves mais de nature similaire, les mêmes essences de bois que l’existant, la restitution des enduits à la chaux plutôt qu’une mise à nu systématique des parements en moellons…

Les devis doivent être suffisamment détaillés pour traduire précisément les interventions. Mieux le projet aura été défini, plus les devis pourront être précis et leur analyse facilitée, de manière à obtenir le meilleur rapport qualité/prix. Il ne faut donc jamais hésiter à faire préciser un devis par l’artisan si nécessaire.

Enfin, et c’est peut-être la notion la plus fondamentale, quelle que soit l’intervention que vous souhaitez entreprendre, les aménagements neufs ne doivent jamais s’effectuer au détriment des éléments anciens qui constituent le fondement du bâtiment. L’intervention contemporaine doit être réversible : un jour viendra peut-être où de nouveaux propriétaires souhaiteront restituer intégralement le moulin. Votre projet doit impérativement ménager cette possibilité.

source : les moulins en Lot-en-Garonne

Les moulins à eau

Il s’agit de constructions de moellons ou en pierres de taille dans le cas d’un moulin fort. Le bâtiment peut également être construit en brique ou en tuf, ces différenciations étant liées à la proximité des matériaux de construction.

moulinenderivation
Ils se trouvent soit sur un cours d’eau, soit sur une île artificielle limitée par un bief, sorte de bras artificiel créé à partir de la rivière. Dans ce dernier cas, le système hydraulique est composé d’un déversoir, qui permet de détourner une partie du cours d’eau et de régler ainsi le débit sous le moulin, traversé par le canal d’amenée d’eau.

 

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Le système de mouture se trouve au rez-de-chaussée, dans la salle dite des meules

(1 à 6 paires) et se compose de :

– la trémie dans laquelle le meunier verse le grain,

– le coffre des meules,

– l’auget amenant le grain de la trémie aux meules,

– la meule « dormante » et la meule « mouvante » ou « courante », cette dernière étant reliée à la roue horizontale par un arbre de chêne.

L’étage permet le stockage des céréales et comprend parfois le logement du meunier.

source : les moulins en Lot-en-Garonne


Genre: histoire des moulins
Série: histoire |